Littérature générale

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Paru le:  24-06-2017

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-109-3

Ean:  9782363921093

Prix:  20 €

Caractéristiques: 
321 pages

Genre:  Roman

Thème:  Littérature générale

Thèmes associés: 

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Une juste cause

« Même dans la destruction, il y a un ordre, il y a des limites » (extrait, Les justes, A. Camus)

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Pierre Mannoni, philosophe et psychologue, ancien enseignant chercheur à l’Université de Nice, a ponctué sa vie professionnelle de publications touchant le domaine de la philosophie et de la psychologie, notamment les problématiques personnelles et sociétales. Dans le présent ouuvrage, il s’intéresse aux aspects tant psychologiques que philosophiques des relations à soi et à autrui.

De retour après un long exil, un homme se retrouve, sur fond de terrorisme, face à deux engagements, aussi exigeants l’un que l’autre, la politique et l’amour. Animé par l’espoir de faire triompher ce qu’il estime être une juste cause dans un monde déchiré entre la violence d’une oppression dictatoriale et celle de la résistance que lui oppose une organisation terroriste, ses problèmes sentimentaux personnels vont se mêler aux événements et contribuer à rendre sa tâche difficile.

– D’accord. Je ne sais pas s’il t’a dit que nous cherchons à provoquer la répression policière par nos attentats. La réaction de l’État limitant massivement les libertés devrait entrainer, à terme, le soulèvement du peuple et le renversement du pouvoir. Notre système repose sur la mobilisation des personnes physiques grâce aux hiérarchies parallèles. Nous voulons amener tout le monde, à l’intérieur d’un réseau, à contribuer à l’effort de guerre. Et pour verrouiller l’ensemble, une bombe par ci, une bombe par là, le règne de la peur. Après, il n’y a plus qu’à laisser la presse consacrer notre combat. Voilà la stratégie générale que le Comité a choisie. Je ne te cacherai pas, ni à vous autres, qu’il a hésité entre plusieurs options : stopper toute action terroriste et négocier, faire un putsch pour arrêter le dictateur et le juger, ce qui était l’option préférée de certains officiers supérieurs, et enfin accentuer la pression en durcissant les attentats, notamment grâce aux attaques-suicides. C’est cette dernière option que le Comité a finalement choisie après de longs débats.
– Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure, dit Magnus.
– Il faut dire que le principal argument, poursuivit Zackry, a été le constat que l’ennemi donnait des signes de fatigue et, surtout, qu’il s’est engagé dans la politique de répression aveugle que nous espérions, laquelle lui a aliéné, peu à peu, les sympathies du peuple. Par conséquent, toute une fraction dure a estimé qu’il fallait poursuivre ce mode de combat. Salaf ici présent a été l’un des plus farouches représentants de cette tendance, et c’est elle que le Comité a arrêtée. Si tu te rallies à ce plan, comme nous l’espérons, Salaf peut te seconder. Mais si tu décides autrement…Quoiqu’il en soit, tu peux choisir tes collaborateurs.