Philosophie

105-ME-La-pensée-de-la-forme-1DC

Paru le:  13-04-2012

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-915741-78-0

Ean:  9782915741780

Prix:  22 €

Caractéristiques: 
320 pages

Genre:  Philosophie

Thème:  Philosophie

Thèmes associés: 

105-ME-La-pensée-de-la-forme-4DC

La pensée de la forme

savoirs & interprétations

L’homme est une créature qui crée des formes.
L’homme croit à l’« être» et aux choses, parce qu’il est une créature forgeant des rythmes et des formes.

maurice-elie-nb

Maître de conférences honoraire à l’Université de Nice-Sophia Antipolis. Il est l’auteur d’ouvrages portant sur la théorie des couleurs, traducteur de textes de Goethe et de Schopenhauer, et co traducteur d’ouvrages tels que Procès et réalité d’A.N. Whitehead (Gallimard, 1995), des Recherches philosophiques de L. Wittgenstein (Gallimard, 2004), et aux Editions Ovadia, de Couleurs & Théories et Aux origines de l’Empathie (2009)

En 1946, Jeanne Hersch affirmait l’omniprésence de la forme dans le champ de l’activité humaine : «Toute activité humaine revient à prendre une matière pour lui donner forme […] Il s’ensuit que la réalité pour l’homme est tout entière du domaine de la forme. La forme est pour lui le mode même de n’importe quel réel, du réel comme tel. Cela signifie que ce qui n’a pas de forme ne peut être pour l’homme ni une expérience sensible, ni une expérience affective, ni une expérience pratique, ni une expérience intellectuelle, ni une expérience esthétique, ni rien. Ce qui n’a pas de forme ne saurait être ni perçu, ni conçu. La forme s’étend sur toute la réalité humaine.»

Dans ses Éléments de physiologie, Denis Diderot écrivait : « Qu’aperçois-je ? Des formes, et quoi encore ? Des formes ; j’ignore la chose. » Ici, la forme apparaît donc comme étant ce qui nous permet de distinguer par leur contour les corps matériels qui nous entourent. Mais une autre signification est celle que la philosophie ancienne nous a léguée, en particulier chez Platon, comme « Idée-Forme » accessible à l’intellect. Plus tard, Johann Wolfgang Goethe reprit d’Aristote le terme de morphè et donna son nom à la morphologie entendue comme savoir des formes naturelles, végétales en particulier. Par la suite, la science s’est intéressée à la genèse des formes vivantes, d’où de très nombreuses publications traitant de la morphogenèse.

PhilosophieLe visage sublimé