Philosophie

208LEO-OC-BN-1DC

Paru le:  07-06-2014

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-112-3

Ean:  9782363921123

Prix:  18 €

Caractéristiques: 
173 pages

Genre:  Philosophie

Thème:  Philosophie

Thèmes associés: 

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Friedrich Nietzsche, Georg Brandes

une rencontre épistolaire

Le mal vient littéralement de tout ce qui peut faire figure d’intermédiaire et de médiation.

Agrégé de Philosophie, docteur ès lettres et professeur de Philosophie, il est le spécialiste reconnu des philosophes Scandinaves, tchèques et slovaques et notamment de Jan Patocka.

Georg Brandes (de son vrai nom Morritz Cohen, 1842-1927) est un écrivain et essayiste danois qui enseigna longtemps à l’université de Copenhague où n’obtint cependant de chaire en raison de son anticléricalisme militant. Excellent connaisseur de la littérature européenne, il publia de nombreuses études et biographies (Kierkegaard, 1877 ; Henrik Ibsen, 1899 ; Goethe, 1915 ; Voltaire, 1917). Il fut pour le nord l’équivalent d’un Mersenne au XVIIème siècle aux dires de Leibniz : un médiateur et un passeur de Nietzsche qui avait le don de reconnaître les mettre en relation comme cela fut explicitement le cas pour Nietzsche avec les conférences que nous présentons ici dans leur édition danoise augmentée des lettres de Nietzsche et de deux articles postérieurs. Brandes publia d’ailleurs en marge de ces conférences un article en allemand dans Die deutsche Rundschau (1890) qui en reprend les orientations fondamentales et qui a fait l’objet d’une traduction en français.

C'est à partir de sa correspondance avec Friedrich Fietzsche que Georg Brandes, écrivain, essayiste et professeur à l'université de Copenhague s'est largement appuyé pour faire la présentation de l'oeuvre du philosophe. Présentation plus ou moins académique d'une oeuvre qui n'a d'ailleurs aucun précédent universitaire, il fait connaître les uns aux autres et tissent des liens de parenté avec d'autres esprits si proches et si distants ; c'est ainsi qu'il est à l'initiative de la correspondance entre Nietzsche et Strindberg. À la lecture de ces lettres, la relation n'est d'ailleurs pas seulement formelle, elle porte l'empreinte d'un certain pathos et l'on sent à quel point Brandes semble avoir rompu le glacis d'une longue solitude l'espace de quelques mois. Pour la première fois en marge de cette Allemagne impériale de médiocrité, une personnalité allait consacrer un essai à celui dont la pensée prenait la forme achevée d'une oeuvre et essayer d'en donner au public cultivé d'Europe (en Scandinavie et en Russie) une présentation d'ensemble nourrie des réflexions les plus récentes du philosophe sur son activité littéraire.

PhilosophieNicole-Nikol Abecassis