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Paru le:  31-10-2015

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-176-5

Ean:  9782363921765

Prix:  16 €

Caractéristiques: 
214 pages

Genre:  Documents / Essais

Thème:  Essais Littéraires

Thèmes associés: 

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L’Europe l’ère du vide

"L'Europe résonne de tous ses manques. Entre-t-elle dans l'ère du vide?"

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Philosophe, essayiste, docteur en philosophie politique et épistémologie, Laurence Vanin enseigne à l’Université de Toulon où elle est directrice pédagogique de l’Université du Temps Libre. Membre du CERC, du Groupe de Recherche Supérieur de la Catalogne en Droit Constitutionnel Européen à l’Université Autonome de Barcelone. Directrice de nombreuses collections scientifiques et philosophiques (E.M.E, Ellipses, Ovadia), elle anime des pauses philo, des conférences et des forums destinés au grand public. 

Ce qui semble alors faire défaut à l’Europe c’est cette ontologie qui nous la révèlerait pleine d’elle-même… Elle a les moyens de la produire mais il lui faut « être repensée » afin de revenir aux fondamentaux dont l’homme et les Valeurs ne peuvent être les grands oubliés…

La crise de l’Europe – aussi bien institutionnelle qu’intellectuelle et spirituelle – est une crise métaphysique. Elle tient dans l’oubli de l’origine métaphysique des fondements de la civilisation européenne. D’ailleurs, bien avant nous, Europe il y a déjà eu : au Moyen-Âge, sous la forme de la chrétienté, lorsque cette dernière a retrouvé le fondement grec, pouvant du même coup lier le Christ au Logos, ou bien au XVIIIème siècle sous la forme des Lumières, lorsque ce Logos reçut une nouvelle interprétation, dirigée vers l’émancipation. C’est le lien à la Grèce, et lui seul, qui rend possible l’Europe. En ce sens, le conflit entre la Grèce et les institutions européennes est bien plus que conjoncturel. Il se pare d’une signification historique : cette Europe-là, cette Europe issue des derniers traités internationaux, souvent adoptés en opposition à la volonté des peuples sommés de soumettre à eux, cette Europe qui fait fi de l’esprit, qui se construit contre les citoyens, contre leurs acquis sociaux et leur histoire, qui ne connaît d’autre dieu que l’économie, d’autre loi que la banque, s’est rendue orpheline de tout avenir en étant une trahison de ce que l’Europe a toujours été. La Grèce est le double révélateur de cet échec : philosophique et historique. C’est que, d’une certaine façon, Europe et Grèce sont des noms interchangeables. 

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