Littérature générale

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Paru le:  30-10-2020

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-333-2

Ean:  9782363923332

Prix:  20 €

Caractéristiques: 
256 pages

Genre:  Littérature générale

Thème:  Litterature

Thèmes associés: 

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Un pur-sang à rebrousse-poil

Ce que je pense de mon livre ? Sa jeunesse me va droit au cœur.

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Né à Mostaganem en 1927, Jean-Pierre Millecam a consacré toute son œuvre, écrite durant plus d’un demi-siècle, à l’Algérie et au Maroc, dont il est l’un des témoins historique. Professeur, il publie son premier roman, en 1951, sous les auspices d’Albert Camus, Hector et le Monstre, chez Gallimard. Plusieurs de ses titres seront, par la suite, sélectionnés pour des prix (Fémina, Goncourt, Renaudot...). Certains critiques littéraires lui ont également prédit le Nobel.

De nouveau me saisit la tentation de rédiger un journal. C’est que je viens de relire le Journal de Zohair, où tout n’est pas mauvais. Lecture récente, également du Journal de l’occupation, de Cocteau, extrêmement séduisant. Mais, comme d’habitude, je ne crois pas pouvoir noter au jour le jour les évènements qui se présentent. Le Journal de Z., par exemple, a tendance à tourner au mémoire : de longs développements prouvent que je dérive vers l’essai ou le roman. Peut-être serait-ce mon orignalité que de procéder ainsi. On ne se refait pas.

Juillet 1989. Le temps manipule sa charnière: un siècle chavire sur le précédent, un millénaire sur l’autre. Carole Weisweiller demande à Millecam de faire une conférence intitulée «Jean Cocteau, ligne de tête ou ligne de cœur». Aussitôt le conférencier envisage les fameuses lignes du poète depuis l’époque qu’il qualifie d’esthétique jusqu’à son époque mystique. Mais il va vite virer de bord en faisant un plongeon, de droite et de gauche, vers des horizons qui, à mesure, croisent le propos de la conférence: le cinéma, les Lettres, l’art pictural... tout ce qui lui vient spontanément sous la plume.
Cinéma : un festival à Rabat, où il découvre la splendeur des séquences du Moyen-Orient, avec l’acidité critique dont il écrase les dictateurs (Syrie par exemple), le noir et blanc des années 40 à Holywood, les auteurs de chefs d’œuvre (Raoul Walsh, Ford, Clarence Brown, Michaël Curtiz), la personnalité de Hitchcock, un linéaire dès le générique de ses films.