Littérature générale

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Paru le:  15-04-2015

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-066-9

Ean:  9782363920669

Prix:  20 €

Caractéristiques: 
272 pages

Genre:  Récits littéraires

Thème:  Littérature générale

Thèmes associés: 

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Le voyage en Albanie

Le voyage participe à l’intelligence du monde. Mais, quand l’uniformité vaut universalité, c’est d’abord la mode qui prescrit les pays à visiter.

Safet Kryemadhi

Safet Kryemadhi vit en Belgique. Successivement libraire, correcteur, professeur de haute école, assistant parlementaire, conseiller à la mairie de Bruxelles. Il publie régulièrement dans la presse belge et française des textes sur la géopolitique, les Balkans et la littérature.

Longtemps l’Albanie a été un pays bien plus imaginé que visité. À l’attrait d’une contrée mystérieuse, enfermée dans ses montagnes, s’ajoutait celui de voyager dans le passé de l’Europe et de retrouver vivaces des traditions antiques.Cette anthologie de quatre-vingt textes propose un regard subjectif sur le pays des aigles et le caractère des Albanais. Couvrant la période de 1798 à 1939, ces impressions de voyage esquissent aussi un portrait littéraire de l’Albanie d’antan.
« D’emblée le paysage nous frappe non tant par sa beauté que par la singularité de cette beauté » (Indro Montanelli, 1939).
« Les Albanais sont supposés par d’aucuns être les descendants des anciens Pélasges et une race de loin plus pure que le sont les Grecs modernes. À leurs traits uniformément classiques, je serais enclin à adopter cet avis » (Edward Frederick Knight,1880).
« Le paysan, le montagnard ou le soldat albanais, au côté duquel j’ai vécu et mangé, dans la maison duquel j’ai habité, fait figure de grand seigneur auprès de ses voisins balkaniques » (Jacques Bourcart, 1921).
« Aussi mauvais mahométans qu’ils sont braves, ils pratiquent assez négligemment les cérémonies extérieures de leur culte, et ils croient aussi peu au prophète qu’en Jésus Christ » (François Pouqueville, 1805).
« Même parmi les tribus sauvages, les femmes, quand le travail qu’elles ont à faire est cruellement ingrat, ne sont en aucune manière les esclaves qu’elles paraissent être quelquefois mais sont traitées avec une certaine chevalerie rugueuse et respectées par les hommes » (Edith Durham, 1905).
« Ce qu’on découvre n’est ni la couleur ni le parfum d’un pays inconnu: c’est l’aspect, c’est la vie, ce sont les mœurs, miraculeusement reconstitués, d’une ville au Moyen Âge » (Henri Béraud, 1927).

Cette anthologie de quatre-vingt textes propose un coup d’œil subjectif sur le pays des aigles. Elle rassemble les témoignages et les impressions glanés dans les récits de voyageurs qui, entre 1798 et 1939, ont visité l’Albanie. Car « le plus grand plaisir du voyageur est celui de raconter », comme le confiait Alexandre Dumas qui a lui-même donné un récit coloré de son périple en Russie et au Caucase. Diplomate, ingénieur, militaire, géologue, médecin, journaliste, peintre, albanologue, aventurier et, encore, dilettante anglais ayant choisi la patrie de Skanderbeg pour son « Summer Tour » racontent ainsi, chacun à sa manière, ce qu’ils ont vu et vécu durant leur séjour. Leurs observations se nuancent, se répondent, se complètent les unes les autres et composent une polyphonie qui traverse les époques. Elles esquissent de conserve le profil littéraire de l’Albanie d’antan. Les propos, souvent lyriques, prennent un ton tour à tour admiratif, détaché, ironique, compatissant, amusé, bienveillant, étonné mais jamais malintentionné.