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Paru le:  31-10-2016

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-208-3

Ean:  9782363922083

Prix:  18 €

Caractéristiques: 
192 pages

Genre:  Essai

Thème:  Philosophie

Thèmes associés: 

Leibniz

Lignes de crête de la philosophie substantielle de Leibniz

La réflexion leibnizienne proprement dite se comprend d’abord comme une réaction aux mécanismes cartésien et atomiste, et ce n’est que progressivement qu’elle s’élève à des considérations plus vastes.

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Yves Séméria, ancien professeur de philosophie, ne se présente pas comme un philosophe mais revendique le titre, plus rare, de métaphysicien. Aussi bien dans le domaine de la philosophie que dans celui des sciences.

Toute la philosophie de Leibniz tend essentiellement à réconcilier la raison avec la foi. Ces deux aspects de l’intelligibilité ne doivent point être dissociés sous prétexte d’objectivité ou de révélation. Ni la nature n’est dépourvue de la grâce, ni celle-ci n’est étrangère à la phénoménalité. L’univers présente deux plans distincts mais complémentaires, inexplicables l’un sans l’autre : celui des causes finales et celui des causes efficientes ; vouloir négliger les unes au profit des autres, c’est ne pas accepter les conséquences logiques de la définition de Dieu. La philosophie de Leibniz, c’est surtout la doctrine de la substance et de l’harmonie préétablie, car cet univers qui fait l’objet d’une investigation scientifique, représente une hiérarchie de substances plus ou moins complexes qui justifient, à la fois, le purement phénoménal, ou saisi comme tel, et l’exclusivement ontologique et moral.

Ce qui retient son attention ne réside pas dans l’actualité politique, économique ou sociétale, mais dans ce qui dépasse les phénomènes ou apparences (Metà tà phusica) et qui leur confère leur véritable sens, lorsqu’il est accessible ou près de l’être ; il aborda, dans des ouvrages précédents, ce que d’aucuns négligent de prendre en considération dans le cadre d’une pensée dite sérieuse : le rire, le gros mot, l’incarnation répétitive d’une même entité, toutes réflexions qui ne visent qu’à déceler ce qui gît définitivement au fond de chaque personne, non pas dans la dimension seule de la conscience réfléchie, ou pire, de l’inconscient (quelle que soit la manière dont on l’entend), mais dans la dimension indéfinie de l’être dans sa persistance. La spécificité de telles notions nouvelles les rend presque indicibles. Il convient alors de laisser place, au moins en partie et provisoirement, à une forme de prémonition, si ce terme s’ajuste encore à cette vision spéciale du monde.

A paraître