CollectionsL'école des secrets : fictions
86-1DC

Paru le:  15-11-2011

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-015-7

Ean:  9782363920157

Prix:  20 €

Caractéristiques: 
107 pages

Genre:  Philosophie

Thème:  Philosophie

Thèmes associés: 

Les paysages de l'esprit Volume 2

Friedrich Nietzsche et Sils-Maria ou L'éternel retour : 1881-1888

Sylviane Bonte
Psychologue en milieu scolaire, administratrice et présidente de MJC, sollicitée au premier chef par les conjonctures et turbulences individuelles où se noient tant de talents originaux, a rédigé en collaboration le deuxième volet d'une topologie nietzschéenne : Friedrich Nietzsche et Sils-Maria, actuellement sous presse (aux éditions Ovadia). Sa sûre connaissance de l'Art pictural des XIXème et XXème siècles, lui confère une autorité réelle en ce qui concerne, spécialement, l'oeuvre de Vincent Van Gogh, dont elle se plaît, ici, à restituer la violente expressivité.

Yves Séméria
Professeur de philosophie et Docteur en biologie, il a produit une abondante bibliographie dans ces deux domaines. Dans ce livre, il propose une perspective philosophique de la vie et de la création de deux hommes que tout oppose en apparence et qui s'avèrent si étonnamment proches. La langue de l'un transpose semble-t-il celle de l'autre et les deux génèrent une fin fulgurante et un commencement éblouissant dans la chair du XXème siècle.

Au coeur de l'Engadine, Sils-Maria est le lieu de villégiature que Nietzsche découvre en 1881 comme une alternative à la cité niçoise. C'est là qu'il entreprend la seconde partie de Ainsi parlait Zarathoustra, en 1884.

Fuyant Nice, cité estivale et maintenant tropicale, Nietzsche cherche et découvre, dès 1881 un site précieux qui stimule sa pensée et où il lui semble retrouver une forme de santé : Sils-Maria au coeur de l'Engadine. Cette modeste localité agreste se situe à une vingtaine de kilomètres de Saint-Moritz et se trouve prise entre deux lacs : celui de Sils et celui de Silvaplana. Il apprécie au-delà de toute expression la paix si particulière des montagnes et des forêts. La courbe de son plaisir ne cessera de s'élever longtemps encore et il ne se lassera pas de célébrer ce lieu aimable et bien-aimé. Il y passera son dernier été en 1888 avec encore toute sa raison, mais si près de la perdre (janvier 1889).
Dans cette magnifique région le philosophe jette les fondements de son grand oeuvre : dès 1884 il entreprend la deuxième partie de Ainsi parlait Zarathoustra, en 1885 il y commence la rédaction de Par-delà le bien et le mal, en 1887 il y brosse sa Généalogie de la morale et enfin en 1888 le Cas Wagner et Le crépuscule des idoles.