CollectionsLes carrefours de l'êtreLa philosophie survivaliste
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Paru le:  20-08-2023

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-529-9

Ean:  9782363925299

Prix:  20 €

Caractéristiques: 
244 pages

Genre:  Littérature générale

Thème:  Philosophie

Thèmes associés: 

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La philosophie survivaliste

Redux

Pour ceux qui s’exilent volontairement, seuls ou à deux, il reste encore des lieux où souffle l’haleine des mers silencieuses. Une vie libre reste possible aux grandes âmes.

Est professeur agrégé de philosophie. Ses recherches portent principalement aujourd’hui sur le concept de survie en littérature et en philosophie.

Le survivalisme, apparu au début des années 60 dans le sillage de la guerre froide, est un projet de vie personnel qui consiste à ne plus faire confiance à l’Etat pour prendre en charge sa sécurité et son avenir. Il s’agit de « réapprendre à survivre par soi-même » dans l’anticipation d’un effondrement de la civilisation. Souvent relégué au rang de curiosité, le survivalisme n’a pas eu jusqu’à présent la philosophie qu’il mérite. Or, au regard de notre situation politique et environnementale précaire, qui oserait affirmer aujourd’hui que vouloir se réapproprier ses conditions de survivance est une démarche dénuée de sens ?  L’auteur de cet essai entend donc prendre au sérieux cette proposition en démontrant que la fascination actuelle pour la figure du survivant, telle qu’elle s’exprime en particulier à travers le cinéma ou la littérature...

Lorsque Christopher Lash, en 1984, fait le constat amer d’une société obsédée par la survie, il était loin d’imaginer à quel point ce qu’il appelait alors de manière générale la « culture du survivalisme » allait prendre une telle ampleur dans les décennies suivantes. Le « succès » et surtout la prégnance de la figure du survivant dans nos sociétés contemporaines (dans les médias, dans la littérature, au cinéma, en politique etc.) semblent désormais témoigner du fait qu’il ne s’agit pas simplement d’un effet de mode ou d’un épiphénomène culturel et qu’il est peut-être temps de réévaluer, voire d’accréditer, la pertinence de la proposition survivaliste.