CollectionsChemins de penséeLa morale sans peine
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Paru le:  15-11-2022

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-453-7

Ean:  9782363924537

Prix:  25 €

Caractéristiques: 
192 pages

Genre:  Sciences Humaines

Thème:  Philosophie

Thèmes associés: 

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Simondon et Ortega y Gasset

Aucun monde n’est donné tout fait à l’homme. Seules lui sont offertes les peines et les joies de la vie. C’est sous leur conduite qu’il doit inventer le monde...

Nicolas Dittmar est philosophe de formation, et Docteur en Sciences de l’éducation. Il a créé et dirige la collection Etudes simondoniennes aux Editions Dittmar depuis 2013. Il est l’auteur de deux ouvrages, dont Une autre subjectivité. Etude sur la philosophie de Gilbert Simondon et Phénoménologie et individuation: la vie du corps, et a publié plusieurs articles sur la pensée de Simondon...

Penser l’individuation ou la réalité « radicale » de la vie, implique une méthode génétique, et relève en même temps d’une démarche naturelle qui est au plus proche de la dynamique de la vie, et de la problématique perceptive. La philosophie de l’individuation peut en effet se caractériser comme un vitalisme, mais il s’agit d’un vitalisme critique, qui s’interroge sur les conditions de la connaissance réelle, dans ce qu’elle a de plus immédiat pour la conscience. C’est en ce sens que l’on peut comprendre la philosophie de Simondon, de façon post-phénoménologique.

La profondeur de la philosophie de José Ortega y Gasset aura souvent été survolée par nombre de ses lecteurs, en partie à cause du talent pédagogique et littéraire avec lequel son auteur l’exposait. Elle est d’une fausse facilité, parsemée de doubles fonds. Cette facilité fut pourtant voulue, en un sens, par Ortega lui-même. À charge pour le lecteur de prendre au sérieux les indications qui, du chef d’Ortega lui-même, lui enjoignent de regarder toujours plus loin, de ne pas croire avoir déjà compris. Cependant, il reste indéniable que ce talent pédagogique fut mis au service d’une responsabilité politique à laquelle la circonstance espagnole de l’époque l’obligeait.