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Robert Redeker

Qu'est-ce qui a changé, entre l'entrée dans le XXème siècle et l'entrée dans le XXIème siècle ? L'enthousiasme fidéiste dans le progrès s'est évaporé. 1904 -1905 : on croyait au progrès – continuant un fétichisme déjà bien installé – on lui chantait des hymnes, on lui tressait des louanges, tout avenir paraissait, du fait de ce progrès, radieux. Que cet avenir fût industriel, scientifique, technique, humain, politique, artistique, un même leitmotive occupait toute la place: l'avenir ne pouvait qu'être meilleur que le passé ! La longue guerre 1914-1989 , qui ne pouvait s'achever qu'avec la défaite du dernier des trois monstres, le communisme, après le fascisme et le nazisme, était alors encore devant une Europe que l'ivresse du progrès aveuglait quant à ce sinistre avenir.