Hôtel Ponchette

Dans ses lunettes de soleil chromées, posées sur un nez monumental, se reflétaient les silhouettes rayées des deux postérieurs féminins. Et cela suffisait à lui donner le sourire.
Nicholas Hugo écrit des comédies d’aventures où l’humour, le suspense et l’élégance se donnent rendez-vous. Auteur de plus de vingt ouvrages, publiés également sous différents pseudonymes, il partage aujourd’hui sa vie entre l’Allemagne et le Vieux-Nice. La Méditerranée et les figures inoubliables qui l’habitent nourrissent un imaginaire où chaque voyage devient une aventure.
Jean-Baptiste Poquelin, dit Poq, est un Niçois jusqu’au bout des ongles. Son rêve : transformer sa petite maison des Ponchettes en hôtel. Pour le financer, il la vend en viager. Grave erreur. Les acheteurs sont des escrocs professionnels… et lorsqu’ils découvrent que leur vendeur refuse obstinément de mourir, ils décident de lui donner un petit coup de pouce.
Commence alors une aventure aussi drôle qu’imprévisible, au coeur de Nice et bien au-delà, peuplée de personnages hauts en couleur, de catastrophes jubilatoires et de cuisine niçoise.
Quel âge a donc le pauvre homme qui vit encore dans l’appartement ? demanda la mère en robe printanière, tout en donnant une petite tape à la fillette qui commençait à s’agiter, trouvant la conversation des adultes avec l’agente immobilière de plus en plus ennuyeuse.
Bien plus de soixante-dix ans. Très corpulent. Et, si vous voulez mon avis, pas vraiment en bonne santé, répondit Martine Durandy.
Oh là là… qu’est-ce qu’il a donc ? demanda la mère en jetant un coup d’œil en coin à son mari.
Madame Durandy inspira profondément, marqua une pause.
À peu près tout.
