La Dolce Nizza

C’est peut-être cela, La Dolce Nizza : non pas seulement photographier Nice, mais nous faire ressentir Nice.
Je ne prétendrai pas avoir fait le photographe à sa place. J’ai simplement été, peut-être, celui qui lui a dit un jour : « Continue. »
Claudia Bevilacqua, photographe italienne, a d’abord mené une brillante carrière dans la finance puis l’aérospatiale, jusqu’à diriger la base spatiale de Kourou. En 2019, encouragée par Gérard Holtz, elle se consacre à la photographie et parcourt le monde à la rencontre des visages et des histoires. Son regard humaniste mêle poésie, mise en scène et esthétique cinématographique. Installée à Nice, elle crée La Dolce Vita niçoise, une série joyeuse célébrant la ville, ses femmes et son art de vivre.
Il existe des villes que l’on visite, et d’autres que l’on ressent.
Nice appartient à celles qui se vivent avec le cœur : dans la lumière qui glisse sur la Méditerranée, dans un sourire échangé au détour d’une rue, dans une terrasse animée, une promenade au soleil, un éclat de rire ou la simple joie d’être ensemble.
Avec La Dolce Nizza, Claudia Bevilacqua pose un regard sensible et profondément humain sur cette ville qu’elle a choisie comme terre d’adoption. À travers le noir et blanc, elle ne cherche ni à reconstruire une époque ni à idéaliser un décor, mais à saisir une énergie, une atmosphère, une manière d’être au monde.
Nice apparaît alors dans toute sa spontanéité : vivante, généreuse, sensuelle, joyeuse. Une ville où les corps se croisent, où les regards se rencontrent et où les instants les plus simples peuvent devenir précieux.
La Dolce Nizza raconte cette joie-là : celle qui ne se proclame pas, mais qui se reconnaît dans un geste, une présence, un rire, une étreinte ou une lumière.
Qu’elle est belle…
Il y a des villes qui impressionnent. D’autres qui séduisent. Nice, elle, s’apprivoise.
Je ne l’ai pas connue dans les années soixante. Pourtant, à travers les films, les récits, les photographies d’époque et ma culture italienne, j’ai souvent eu l’impression de la connaître. Comme une époque ancrée dans mon âme, qui n’avait jamais vraiment disparu.
Cette série est née d’une envie : retrouver, à travers le noir et blanc, l’élégance intemporelle d’une Dolce Vita imaginée au fil des films italiens, des récits et de mon regard de photographe.
Mes photographies ne cherchent pas à reconstituer les années soixante. Elles invitent à retrouver une atmosphère, une émotion, une manière de regarder le monde. Elles sont une invitation à redécouvrir la Dolce Vita, non comme une époque révolue, mais comme un art de vivre, une douceur, une façon de savourer l’instant présent. Quitte à commander une seconde assiette de spaghetti… sans la moindre culpabilité ! Après tout, à Nice, les calories prennent aussi des vacances, non ?
