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0828LEO-MC-L'injonction-éthique-1DC

Paru le:  15-11-2026

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-722-4

Ean:  9782363927224

Prix:  22 €

Caractéristiques: 
264 pages

Genre:  Essai

Thème:  Essais

Thèmes associés: 

0828LEO-MC-L'injonction-éthique-4DC

LØGSTRUP

L’Injonction éthique

Une injonction éthique ? Nous traduisons ainsi le danois « den etiske fordring » parce qu’il s’agit bien d’un appel.
Marc-CHAUDEUR-NB
Marc CHAUDEUR écrivain, poète et philosophe, a traduit cet ouvrage. Il est aussi l’auteur de traductions d’œuvres de Knud Rasmussen, De Nouveaux Hommes (Edts Ginkgo, 2024) et d’Anne Kirstine Hermann, Enfants de l’Empire (2026).
Un appel s’adresse à nous, directement. Il est là, en nous, bien avant toute norme sociale, avant tout raisonnement, et même, avant la raison. C’est un commandement éthique : une exigence, une injonction. Elle est spontanée, imparable. Elle se manifeste comme un phénomène vital, lors de nos recontres avec la personne d’autrui. Entre Levinas et Buber, ou les deux à la fois, le philosophe et théologien danois Knud Ejler Løgstrup (1905-1981), dans cet ouvrage publié en 1956 et jamais traduit en français auparavant, pose et décrit avec une grande force cette exigence, cette injonction éthique. Il en développe ainsi toutes les implications et les conséquences, dans l’ensemble de l’existence humaine, et en détrermine la place essentielle dans tous les domaines de la Philosophie : l’éthique, mais aussi l’épistémologie, l’esthétique, la philosophie de l’Histoire et la métaphysique. Knud Ejler Løgstrup est l’un des grands philosophes et théologiens danois du XXème siècle, comme l’était Kierkegaard pour le siècle précédent. Sa pensée se greffe en partie sur celle de son illustre devancier, de manière cependant critique et en tenant compte des apports des sciences et de l’épistémologie. Outre L’Injonction éthique, il est principalement l’auteur d’une série d’ouvrage formant un système philosophique souple.
K.E. Løgstrup est né en 1905 à Frederiksberg, ville adjacente à Copenhague et fort aisée. Sa carrière commence par des études de théologie en vue du pastorat. Il passe sa maîtrise de théologie en 1930. La même année, l’Université de Copenhague lui décerne sa médaille d’or pour un mémoire sur la pensée de Max Scheler, le grand phénoménologue des valeurs, qui restera une puissante source d’inspiration. Puis il fait un séjour d’un an en Allemagne et en France, jusqu’en 1932. Il rencontre alors de nombreux théologiens et philosophes importants. A Strasbourg, il suit les cours de Jean Hering et croise sans doute Levinas ; à Paris, il va écouter quelques cours de Henri Bergson – sa pensée porte la marque du vitalisme de l’académicien. A Freiburg, son intérêt le pousse un certain temps vers Heidegger. Un peu plus tard, à Vienne, il prend contact avec Moritz Schlick, qui assez indirectement, le fera beaucoup réfléchir à l’avenir de la métaphysique, dans ce milieu de puritanisme épistémologique que représentent Cercle de Vienne et positivisme logique.