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0408LEO-GBAG-LPC-1DC

Paru le:  30-03-2019

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-312-7

Ean:  9782363923127

Prix:  22 €

Caractéristiques: 
238 pages

Genre:  Psychologie

Thème:  Psychologie

Thèmes associés: 

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Le psychanalyste dans la cité

« Je sais ce que tu sais et je sais qu’il est cruel de le savoir»

Georges-BOTET-PRADELLES-NB

- Georges BOTET-PRADEILLES Doctorat de psychologie en 1981 (approche opératoire, psychopathologique et psychanalytique des processus cognitifs). Psychologue puis Directeur d’établissements spécialisés. Président honoraire de l’Institut Psychanalyse et Management. Membre associé de l’Association Européenne de Psychanalyse Nicolas Abraham et Maria Torok. Auteur d’ouvrages et d’articles sur la position de l’individu, souvent seul, face aux transformations sociales actuelles du professionnel et de l’intime.

-  Anne-Laure GALTIER Née à Montpellier en 1971, Anne-Laure Galtier est psychanalyste depuis 2010 après 10 ans à la DRH de Veolia Environnement en région Parisienne et un double parcours doctorant en Droit et Psychanalyse. À la naissance de son 3ème enfant elle se spécialise en psycho-périnatalité à la Faculté de Médecine de Montpellier. Elle a publié en 2017 un 1er roman sous pseudo et prépare un essai en nom propre.

A l’Association Européenne Nicolas Abraham Maria Torok qui ouvre ses débats, non seulement à la pratique psychanalytique actuelle se référant à ses sources, mais également à un usage actuel du monde où la psychanalyse, et surtout « le psychanalyste», pourraient faire quelque peu repère.
A Elisabeth Darchis et Henri Bartoli.
Il ne faut pas s’y tromper. Avec les héritages de l’inconscient, souvent chargés d’hypothèques transgénérationnelles obscures, et le désir pulsionnel du moment nous entrons dans les désordres de l’injustifiable et de l’inconvenant. Concevoir là une science explicative rassurante est sans doute un leurre.

Nous communiquons, souvent follement, par la plainte, la justification, la démonstration, la provocation et la séduction (avoir raison !). Nous adhérons sans réflexion à ce qui nous plaît dans les propos, les objets, tout ce qui nous attire et nous devient plus-value affichable. La gratification fugace masque les peurs ancestrales, l’héritage des redoutables secrets de famille et le sentiment commun de culpabilité et d’impuissance face à l’étrangeté du monde. Face à l’angoisse de nos limites et de notre finitude il faut cristalliser notre pensée entre espoir et menace sur nos « objets » phobiques ou fétiches. Comme les primitifs qui nous précédèrent, il nous faut alors sacraliser un espace totémique idéalisé et rituel borné de tabous protecteurs .
Mais voici la psychanalyse autorisant les jeux du rêve. L’imaginaire peut errer, tracer et énoncer à sa guise combinant à l’infini les idées, les signes et les mots jusqu’à échapper aux normes et aux emprises. Voici naître l’esthétique, l’humour, l’élégance et même le panache. Le mythe infantile de chacun prend sens, s’énonce, peut s’écrire et chasse les vieux fantômes des héritages bornés. Les défenses répétitives s’effacent dans cette liberté d’énonciation comme dans les retraites spirituelles, les voyages aventureux et les longues incarcérations politiques… L’aliénation aux idéalismes sociaux et les hypothèques intimes se dissipent. La liberté de dire, l’audace de faire et même la tolérance à l’étrangeté d’autrui, nous font surprise. On n’en devient pas moins fou ou souffrant, mais moins sot et moins anxieux de la confrontation à une réalité rarement complaisante. Le peintre Dali et le psychanalyste Lacan nous suggèrent cette libération de l’emprise, toujours perverse, des systèmes quels qu’ils soient. L’assujettissement aux pouvoirs quotidiens, domestiques ou sociaux devient alors plus léger .

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