A paraître

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Paru le:  21-06-2021

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-437-7

Ean:  9782363924377

Prix:  20 €

Caractéristiques: 
240 pages

Genre:  Philosophie

Thème:  Philosophie

Thèmes associés: 

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Mondialisation malheureuse

Je pense avoir suffisamment compris notre époque comme étant l’époque de la décomposition absolue de toute idée. Je reste toutefois de bonne humeur, car je sais que la vie nouvelle ne naît que de ce qui est complètement mort.

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Diego Fusaro (1983) enseigne l’histoire de la philosophie à l’Institut des Hautes Études Straté- giques et Politiques (IASSP) de Milan. Spécialiste de l’histoire du marxisme et de l’idéalisme alle- mand et italien, il est également un interprète à contre-courant du présent. Il collabore d’ailleurs aux quotidiens «Il Fatto quotidiano» et «Affari italiani». Parmi ses ouvrages qui ont rencontré le plus de succès, citons Bentornato Marx! Rinascita di un pensiero rivoluzionario (Bompiani 2009), Pensare altrimenti (Einaudi 2017), Il nuovo ordine erotico (Rizzoli 2018) et Glebalizzazione (Rizzoli 2019).
Marianne Corvellec (1985) est chercheuse indépendante à l’Institut pour l’Enseignement et la Recherche Ouverts et Distribués Mondialement (IGDORE). Ses contributions touchent tant au calcul scientifique qu’à la visualisation de données, tant à l’apprentissage qu’à la philosophie politique.

Pareillement à celui du Moyen Âge, l’ordre actuel mondialisé et néo-féodal du capitalisme absolu post-1989 présente une structure sociale tripartite bien spécifique. Comme nous avons largement tenté de le démontrer dans notre étude Storia e coscienza del precariato. Servi e signori della globalizzazione (2018), un tel ordre rappelle le status in ordine triplex inscrit par Adalbéron de Laon dans son Poème au roi Robert (vers 1027) : nunc orant, alii pugnant, aliique laborant.

L’une des tâches principales de la philosophie consiste à démasquer les idéologies : la mondialisation est, entre toutes, la plus grande idéologie du nouveau millénaire. Elle célèbre dans une rhétorique enchanteresse l’espace ouvert d’un monde sans frontières où domine la libre circulation de toute réalité. En fait, c’est le champ de bataille du capitalisme qui s’est étendu au monde entier. Grâce à l’unification du monde sous le signe de la forme marchandise et de ses pathologies, le capitalisme peut désormais exploiter toute la planète et conquérir tous les espaces réels et symboliques. Dans la nouvelle phase du capitalisme, le pôle dominant n’est plus la classe bourgeoise mais l’oligarchie mondialiste ; le pôle dominé n’est plus la classe ouvrière en soi et pour soi, mais la masse informe de tous les travailleurs précarisés, atomisés, mis en concurrence les uns contre les autres à l’échelle planétaire. Ce monde ouvert et sans limites nous confine en réalité dans une mondialisation qui ne peut être que malheureuse. À l’aide de concepts hégéliens et marxiens, gramsciens et heideggeriens, l’ouvrage essaie de reconstituer, d’un point de vue philosophique, la véritable essence de la mondialisation comme triomphe du capitalisme planétarisé.

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