A paraître

0474LEO-PG-LM-1DC

Paru le:  30-10-2020

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-379-0

Ean:  9782363923790

Prix:  20 €

Caractéristiques: 
212 pages

Genre:  Art

Thème:  Art

Thèmes associés: 

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Louis Malle - Regards sur l'Amérique

Pendant longtemps, le nom de Louis Malle a évoqué assez peu pour moi, si ce n’est justement la bande originale d’Ascenseur pour l’échafaud.

Pauline Guedj est anthropologue et journaliste. Spécialiste des EtatsUnis et des études africaines-américaines, elle est maître de conférences à l’université Lumière Lyon 2 et collabore avec plusieurs journaux français et américains dont l’hebdomadaire Politis. Elle vit actuellement aux Etats-Unis, entre New York et Milanville en Pennsylvanie.

1975. Louis Malle vient de réaliser Black Moon, un conte onirique, tourné dans le sud-ouest de la France. Le film est audacieux, mais le réalisateur s’ennuie. Peur de s’installer dans une routine qu’il exècre. Malle a déjà une quinzaine de longs métrages à son actif, il est temps de passer à autre chose, d’aller chercher l’inspiration dans d’autres contrées. Entre 1977 et 1986, avec une coda pour son ultime film en 1994, Louis Malle fera des Etats-Unis la terre de ses explorations. A travers huit longs métrages (Pretty Baby, Atlantic City, My Dinner with André, Crackers, Alamo Bay, God’s Country, … And the Pursuit of Happiness, Vanya on 42nd Street), il dressera du pays un portrait inédit, explorant plusieurs thèmes (les migrations, la question raciale, le rapport au temps et au travail, le rituel, la morale, la gentrification) et plusieurs formes cinématographiques, entre fiction, documentaire, théâtre, polar, western et comédie ; Hollywood et cinéma indépendant. Dépeignant une galerie de personnages justes et sensibles, les films américains de Malle rendent compte d’un regard singulier et souvent visionnaire sur le pays, dialoguant avec les sciences sociales et l’anthropologie et toujours prêt à remettre en question les préjugés et les théories à l’emporte-pièce. Fruit d’une série d’entretiens et de recherches en archives, ce livre est à la fois un essai sur le parcours artistique de Louis Malle aux Etats-Unis, une réflexion sur les films qu’il y réalisa, et un voyage au gré de ce qu’il retint du pays et des cultures qui le forment.

Paju. Un village rural. Des maisons de plain-pied, des fermes, des champs, des troupeaux. Nous sommes proches de la frontière. De l’autre côté des collines s’étend la Corée du Nord. On entend des slogans vociférés par des haut-parleurs. Appels au travail, messages de propagande. Le soleil se couche. Une jeune femme rit, se lève et danse. Elle dévoile son buste. Pour bercer ses mouvements, le son d’une trompette. Miles Davis. Dans les interviews qu’il a accordées sur son film, Burning, Lee Chang-dong a souvent répondu à cette question : pourquoi avoir emprunté à Ascenseur pour l’échafaud sa bande originale ? Dans les deux films, la trompette de Miles Davis accompagne les bouleversements du récit. Chez Malle, Florence erre dans les rues de Paris redoutant le dénouement tragique de son idylle.

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