A paraître

0421LEO-GS-LDM-1DC

Paru le:  30-03-2019

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-36392-325-7

Ean:  9782363923257

Prix:  14 €

Caractéristiques: 
140 pages

Genre:  Philosophie

Thème:  Philosophie

Thèmes associés: 

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Le diable est une méthode

Petit traité d’éthique à l’encontre des Pharisiens

Vous avez fait de la Loi une occasion de chute.

Guillaume-Sire-NB

Guillaume Sire est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication et en sociologie des sciences et des techniques à l’Université Toulouse 1 Capitole, auteur de plusieurs romans (Éditions de la Table Ronde, Plon, Éditions de l’Observatoire) et ouvrages scientifiques (Edition de la Découverte, Presses des Mines de Paris). Il donne des cours d’éthique scientifique à un public de doctorants.

Nous sommes habitués à penser que l’éthique est quelque chose de relatif. Ce qui est bien pour quelqu’un est mal aux yeux d’un autre, étant donné sa nationalité, sa religion, son éducation. Certaines actions pourtant – donner une couverture à un enfant qui sans cela serait mort de froid – semblent être bonnes aux yeux de tous et, ce, depuis toujours. De même pour la vérité : on entend dire « à chacun sa vérité », mais le théorème de Pythagore, dans dix milliards d’années, sera vrai. Et pour la beauté : « chacun ses goûts », dit-on, pourtant chacun a dans l’oreille, en naissant, Mozart ; et dans l’oeil avant de naître chacun avait Botticelli.

Il s’agit de présenter comment en matière de morale nous avons tendance à substituer la règle au principe qui en a motivé l’édiction. L’originalité de cet essai est de prétendre que cette substitution — appelée « pharisaïsme » par l’auteur pour des raisons dont il explique l’origine théologique en détails — est la seule et unique source des désastres psycho-sociologiques contemporains : fondamentalisme, libéralisme, droit-de-l’hommisme, repli communautaire, darwinisme social, intelligence artificielle, transhumanisme. Plus exactement, Guillaume Sire prétend que ce qui s’est passé en matière d’éthique depuis la Renaissance est comparable à ce qui s’est passé en matière d’esthétique depuis la Révolution industrielle. Dès lors qu’on ne croit plus que le Beau puisse exister en soi, on ne cherche plus à peindre de « belles toiles » et l’art devient un discours comme un autre, un sophisme plus ou moins sophistiqué. Les toiles les plus chères ne seront pas les plus belles mais celles dont l’existence aura été justifiée par le discours le plus efficace, de même que ce ne seront pas les artistes les plus talentueux qui seront récompensés mais les plus malins. En matière d’éthique, l’auteur constate qu’il s’est passé la même chose : en subjectivant la morale, à partir du nominalisme puis des Lumières surtout, les Pharisiens nous ont empêché de croire que le Bien pouvait exister en soi, et ce faisant ont cessé de le faire exister politiquement. Du coup, c’est la loi du plus fort qui règne, celle du Malin.

A paraître